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L’Initiative B@bel L'UNESCO qui, de par son Acte constitutif, a pour mandat d'assurer "le libre-échange des idées et des connaissances", souscrit pleinement à cette déclaration et s'engage à réaffirmer le principe de l'accès universel à l'information dans la société de l'information qui s'instaure. Au demeurant, son Acte constitutif définit clairement cette mission à son article premier, paragraphe 2 (c) : l'Organisation aide "au maintien, à l'avancement et à la diffusion du savoir ... en facilitant par des méthodes de coopération internationale appropriées l'accès de tous les peuples à ce que chacun d'eux publie". A sa 29e session 3 , la Conférence générale a ainsi approuvé, en tant qu'élément de base de cette stratégie, l'idée de promouvoir l'accès à l'information relevant du domaine public tout en préservant un usage équilibré des langues et elle l'a concrétisée dans son programme pour l'exercice biennal 1998-1999 4 . Elle y a réinsisté dans sa résolution 29 C/38 (par. 2.B (b)), invitant le Directeur général "à relancer… les efforts en faveur de la diversité linguistique à tous les niveaux de l'éducation, et du plurilinguisme dans les programmes d'enseignement, et à aider à développer encore les services éducatifs des Etats membres dans les langues autochtones et celles des minorités". L'approche de l'UNESCO consiste donc à protéger les intérêts de la majorité en encourageant la diffusion universelle multilingue des connaissances et de l'information relevant du domaine public mondial sur les réseaux tels que l'Internet. Outre qu'elle respecte l'esprit de l'Acte constitutif et des résolutions de la Conférence générale, cette approche stratégique confirme que l'UNESCO doit jouer à cet égard un rôle moteur. L'information du domaine public est un bien public mondial ; à moins d'un soutien actif du public, l'offre de ce bien sera insuffisante. Sachant cela, l'UNESCO se fixe pour objectif principal de redéfinir l'universalisation de l'accès à l'information dans toutes les langues dans le cyberespace, en encourageant (1) l'élaboration d'instruments (systèmes de traduction ; outils terminologiques ; protocoles ; etc.) qui faciliteront la communication multilingue dans le cyberespace ; (2) l'attribution d'une juste part des ressources publiques aux fournisseurs d'information publique et (3) l'élargissement de l'accès à l'information et aux connaissances relevant du domaine public qui existe dans toutes les langues. Le programme "Initiative B@bel" se propose d'y parvenir en exécutant, aux échelons national et international, des activités concrètes visant à développer le multilinguisme sur les réseaux d'information et à encourager un véritable partenariat entre les pouvoirs publics, les entreprises et la société civile. Il pourrait s'orienter dans plusieurs directions, à savoir :
Cette approche ne peut toutefois être mise en oeuvre qu'avec le ferme consensus politique et la coopération des Etats membres. S'agissant de biens publics mondiaux, il est Fondamentalement justifié d'entreprendre une action collective internationale dans l'intérêt commun de tous. |